« Pour la défense de la langue tahitienne »

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17 Juin 2010

C’est le titre du livre de Florence Ferment-Méar (philosophe diplômée en linguistique), publié aux éditions L’Harmattan, dans la collection « Lettres du pacifique ».

Il est question de l’abandon de la langue tahitienne, par beaucoup de ses locuteurs, au profit de la langue française.
En effet, à Tahiti, et plus précisément en Polynésie Française, plusieurs langues cohabitent, le tahitien (reo tahiti), le français et d’autres langues de leurs archipels respectifs : reo maohi, marquisien, paumotu et mangarévien.

C’est un véritable débat qui est lancé dans ce livre, sur l’identité et la culture des peuples océaniens, c’est-à-dire sur la pratique des langues dites vernaculaires (langues locales communément parlées au sein d’une communauté) et sur la transmission des savoirs. Florence Ferment-Méar nous apprend qu’à ce jour, 33% des adolescents parlent le tahitien contre 71% chez les adultes âgés de 40 à 50 ans.

Quelles sont les causes de cette perdition ?
L’auteure pose ici plusieurs pistes de réflexion et se demande qui de l’État ou des collectivités tahitiennes doit agir « pour la défense de la langue tahitienne ».
Sur cela découle une réelle réflexion sur l’état des langues minoritaires et vernaculaires de plus en plus menacées de disparaître, comme la langue corse ou encore la langue bretonne (C.f. les article sur « Le breton, une langue en expansion » et « Une charte pour la langue corse »).

Pour plus d’informations :
* La langue Tahitienne